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\f0\fs24 \cf2 \cb3 \expnd0\expndtw0\kerning0
\outl0\strokewidth0 \strokec2 Henri Rieu, n\'e9 \'e0 Paris 1721, filleul de lord Saint-John et de sa femme, baptis\'e9 \'e0 la chapelle de lambassade d'Angleterre. Employ\'e9 dans la Compagnie hollandaise des Indes ; capitaine du r\'e9giment de la Morli\'e8re, avec lequel il fit une campagne en Flandre en 1744; en 1748, il partit pour la Martinique avec le brevet de capitaine d'une compagnie franche de la marine, et fut nomm\'e9 ensuite commandant de la partie fran\'e7aise de l'\'eele de Saint-Martin, des Antilles. Revenu en Europe 1758, il se fixa successivement \'e0 Gen\'e8ve, puis \'e0 Ferney, o\'f9 il v\'e9cut dans l'intimit\'e9 de Voltaire, qui l'appelait le Corsaire,\'e0 cause de son habilet\'e9 \'e0 lui procurer les livres dontil avait besoin. Apr\'e8s la mort de Voltaire, il vendit sa maison de Ferney pour se fixer \'e0 Rolle, o\'f9 il mourut en 1787. Ep. \'e0 la Guadeloupe, 1750, Marie-Jeanne Guichard, de famille cr\'e9ole.\
(Galiffe)}
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\f0\fs24 \cf0 Chapelle de l\'92ambassade d\'92Angleterre}
Hij is getrouwd met Marie Jeanne GUICHARD.
Zij zijn getrouwd op 30 juni 1750 te Saint-François,97118, Guadeloupe, Guadeloupe, FRANCE, hij was toen 29 jaar oud.
Kind(eren):
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\f0\fs24 \cf2 \expnd0\expndtw0\kerning0
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\cf3 \cb4 Henri RIEU : Il partit pour la Hollande le 12 avril 1735 et v\'e9cut \'e0 Amsterdam o\'f9 il fut gar\'e7on de comptoir chez les fr\'e8res THELLUSSON jusqu'en 1742.\
Le 28 octobre 1742 il quitta les Provinces-Unies, pour aller chercher fortune \'e0\'a0 Batavia (Djakarta) au service de la Compagnie des Indes N\'e9erlandaises. Le 15 f\'e9vrier 1743, ayant navigu\'e9 \'e0 bord d'un vaisseau de guerre arriv\'e9 au Cap apr\'e8s trois mois et cinq jours de navigation (via Mad\'e8re, les Canaries, les Iles Sal\'e9es et l'Ile de San Tiago), au cours desquels il fut malade une grande partie du temps, il \'e9crit \'e0 sa m\'e8re : ".. . cependant par la gr\'e2ce de Dieu, le nombre des morts n'a \'e9t\'e9 que de douze, dont cinq noy\'e9; mes compagnons de voyage sontdes gens tr\'e8s peu aimables, d\'e9nu\'e9s de politesse et de tous sentiments."\
Puis il relate certains \'e9pisodes de leur travers\'e9e et fait part de ses r\'e9flexions : (il a \'e9t\'e9 envoy\'e9 en d\'e9l\'e9gation avec le premier lieutenant du navire pour 'faire la r\'e9v\'e9rence au capitaine de Porto-Praya dans l'\'eelede San Tiago) ... "nous f\'fbmes re\'e7us par un adjudant suivi de deux sergents et de quelques soldats tous noirs comme geais, de haute stature, moiti\'e9 nus except\'e9 M. l'adjudant qui portait une bonne redingote sur une veste bleue sans bas ni souliers, une \'e9p\'e9e de m\'eame que ses confr\'e8res longue de 5 bons pieds de Roy, ils nous introduisirent dans la forteresse dont les murailles ressemblent beaucoup \'e0 celles de Rome du temps que REMUS les sauta \'e0 pied joint. M. le gouverneur ou capitaine politique estoit un petit homme long d'environ 4 1/2 pieds, un beau jaune tirant sur le verd \'e9stoit sa couleur naturelle, il avait 2 yeux mais qui ne valoient assur\'e9ment pas la moiti\'e9 d'un bon, il estoit oblig\'e9 lorsqu'il vouloit voir quelqu'un de regarder premi\'e8rement le plancher et de ce premier point de vue il descendoit par gradation jusques sur l'objet qu'il vouloit d\'e9couvrir (. ..) il nous pr\'e9senta un melon d'eau excellent, et autres fruits du pays (...). Je ne puis rien dire de ma fortune, ma place ne vaut rien pour un honn\'eate homme qui veut suivre sa conscience. Je l\'92ay fait tr\'e8s scrupuleusement et Dieu m'en est t\'e9moin (...) Je continueray comme j'ai commenc\'e9 et attendrayde Dieu seul ce qu'il doit m'arriver, mais lorsque j'auray d\'e9pens\'e9 le peu que j'ay et ce sans estre avanc\'e9 et que mon engagement de 4 ans sera fini, sans espoir de mieux, je demanderay \'e0 m'en retourner et je recommenceray mon m\'e9tierde gar\'e7on de comptoir, mon grand p\'e8re a assez fait pour moy, c'est \'e0 moi \'e0 travailler et \'e0 estre l'ouvrier de ma fortune. Je ferai mes efforts pour en obtenir une mais par d'honnestes moyens. Le Cap de Bonne-Esp\'e9rance est une petite ville passablement mal b\'e2tie, toute entour\'e9e de montagnes. Le ch\'e2teau est un villain\
b\'e2timent gottiques, les habitans sont de vrais fesse-matthieus et les plus grands arabes de toute la Chr\'e9tient\'e9, la terre y est prodigieusement fertile et produit les meilleurs fruits du monde. Ils ont d'excellents vins et en abondance. Laviande de boucherie y est de la derni\'e8re bont\'e9 de fa\'e7on que nous avons une magnifique table. L'air est tr\'e8s sain mais avec tout cela je n'y voudrois pas habiter , puisqu'\'e0 mon avis c'est l'endroit du monde ou l\'92on a la plus mauvaise compagnie. .."\
S'\'e9tant d\'e9plu \'e0 Batavia, il abandonne son service, sans pr\'e9venir sa m\'e8re qui en fut tr\'e8s m\'e9contente, et rentre en Europe en juin 1744.\
De 1744 \'e0 1748 il mena une vie aventureuse et souvent d\'e9s\'9cuvr\'e9e , participant \'e0 une campagne en Flandre dans le r\'e9giment de la Morli\'e8re (au service de France). Il fut ensuite sur le point d'accepter une place d'officier que luioffrait, dans une compagnie suisse, le capitaine LULLIN de CHATEAUVIEUX, mais sa famille s'y opposa.\
Le 13 octobre 1748 il s'embarqua \'e0 Dunkerque pour la Martinique avec un brevet de capitaine d'une compagnie franche de la marine fran\'e7aise. Arriv\'e9 aux Antilles il sera commandant de l'Ile de Saint-Barth\'e9l\'e9my et de la partie fran\'e7aise de celle de Saint-Martin. S' \'e9tant mari\'e9 en 1750, il quitta le service et se consacra aux plantations de sa belle-famille \'e0 la Guadeloupe. Le 20 juin 1758 il s'embarque, avec femme, enfants et serviteurs, sur le navire hollandais "le grand Saint-Marc", mais le 14 ao\'fbt le b\'e2timent est pris par le corsaire anglais le "Beckford" et conduit \'e0 Portsmouth. RIEU et sa famille seront lib\'e9r\'e9s le 21 comme citoyens de Gen\'e8ve. Le 26 ils arrivent \'e0 Amsterdam et \'e0 Gen\'e8ve en octobre. D\'e9sormais il s'occupera de questions litt\'e9raires.\
Il retourna \'e0 la Guadeloupe de juin 1763 \'e0 ao\'fbt 1764 pour r\'e9gler la succession de son beau-p\'e8re.\
Le 23 mai 1774 VOLTAIRE, avec lequel il est li\'e9, lui \'e9crit : "Pourquoi mon cher corsaire ne vient-il pas donner ses ordres dans sa maison qui l'attend ? Pourquoi ne vient-il pas avec madame sa femme ordonner tous les embellissements qui lui conviendront, parler au masson, au charpentier, au menuisier, au peintre ? Arranger toutes ses commodit\'e9, et faire dessiner son jardin? Venez donc mon cher corsaire, vous et Madame RIEU; notre maison sera la v\'f4tre en attendant que vous soiez log\'e9s. Ma d\'e9testable sant\'e9 me met absolument hors d'\'e9tat de faire ce que vous feriez tr\'e8s ais\'e9ment et sans vous g\'eaner. Vous ferez plus de besogne en un jour que je n'en ferais en quinze. Taillez, rognez, coupez, vous \'eates le ma\'eetre absolu de tout, je ne veux avoir que la consolation de votre voisinage. Je vous embrasse tr\'e8s tendrement moncher corsaire."\
En avril 1775 dans une autre lettre : "L'Hermite de Ferney, mon cher corsaire a eu douze acc\'e8s de fi\'e8vre cons\'e9cutifs et a \'e9t\'e9 sur le point de quitter son ermitage for his long home. Il a m\'eame bravement pass\'e9 par toutes les c\'e9r\'e9monies de sa ch\'e8re \'e9glise papiste, \'e0 la barbe des huguenots.D\'e9s qu'il aura repris un peu de force, il sera charm\'e9 de voir le philosophe danois-polonais dont son cher corsaire lui parle."\
Et quelques jours plus tard : "Je me f\'e9licite d'apprendre qu'enfin mon cher corsaire a pr\'e9f\'e9r\'e9 mon voisinage \'e0 la pr\'e9tendue ville de Nion.\
Ce sera ma consolation de le savoir pr\'e8s de moi. Sain ou malade je recevrai avec grand plaisir le philosophe du pa\'efs de Vaud. Monsieur RIEU peut venir d\'eener avec lui \'e0 une heure le jour qu'il lui plaira,.." (de nombreuses lettres de VOLTAIRE \'e0 Henri RIEU se trouvent \'e0 Londres, dans les archives de la famille RIEU).\
L'amiti\'e9 du philosophe se confirme encore lors de la maladie d'Henri RIEU, en mai 1775. La femme de ce dernier \'e9crit alors \'e0 leur fils : "M. de VOLTAIRE vient \'e0 peu pr\'e8s tous les matins passer une demi-heure aupr\'e8s du lit de ton p\'e8re. Il n'y a pas de sorte d'amiti\'e9s qu'il ne lui t\'e9moigne.. ."\
Lors du dernier s\'e9jour de VOLTAIRE \'e0 Paris, madame DENIS \'e9crira \'e0 RIEU : "Vous \'eates une des personnes qu'il aime le mieux."\
Le 20 juillet 1775 il avait achet\'e9 \'e0 Ferney, pour la somme de 9,000 livres, une maison et un terrain appartenant \'e0 VOLTAIRE et \'e0 Madame DENIS. En 1780 il s'\'e9tablit \'e0 Rolle.\
C'\'e9tait un grand et gros homme, cosmopolite, passionn\'e9 par les voyages et les livres. Il parlait plusieurs langues, dont le portugais, mais affectionnait surtout le hollandais. Il a traduit plusieurs ouvrages de l'anglais au fran\'e7ais (r\'e9cits de voyages, romans, Cecilia Frances, BURNEY) et du hollandais au fran\'e7ais (Sara BURGEHARD). VOLTAIRE lui l\'e9gua ses livres en anglais. Il passait ses journ\'e9es dans sa biblioth\'e8que et avait peu de go\'fbt pour la soci\'e9t\'e9, danslaquelle cependant son esprit, ses lectures et ses voyages le rendaient int\'e9ressant. Ses mani\'e8res \'e9taient souvent brusques et bizarres, il avait des pr\'e9ventions dont il ne revenait pas, et un caract\'e8re inquiet, aimant le changement et administrant assez mal sa petite fortune. Il faisait souvent soupirer sa femme en employant l'argent dont le m\'e9nage avait besoin \'e0 l'achat de vieux bouquins. Il parvint, ainsi, \'e0 se cr\'e9er une biblioth\'e8que assez singuli\'e8re.\
Le publiciste Jacques MALLET-DUPAN le tenait en haute estime et sollicitait ses conseils, comme le montrent les lettres qu'il lui adressait :\
en d\'e9cembre 1775 : "Un jeune homme rempli de votre souvenir et honor\'e9 de vos bont\'e9s, vous prie d'accepter le petit livre inclus, dont votre indulgence sera le passeport (.. .) je vous demande en disciple : honorez-moi de vos avis : o\'f9 trouverais-je \'e0 Gen\'e8ve des conseils sur le style, et tant d'objets des lettres que vous avez cultiv\'e9es avec autant de go\'fbt que de philosophie. .."\
(Source\'a0:Christian L\'e9vi Alvares\'a0: Quatre si\'e8cles d\'92ascendance protestante )\cf2 \cb1 \
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