Was (GODP) van Jonathas de QUAREUX bij doop.
Fondateur des écoles de Lorcé. Dans l'église de Lorcé, un mémorial armorié à quatre blasons: Pardieu, Sprimont, Haeck, Ertwecht. Ce ne sont pas ses quartiers mais les blasons paternel et de trois alliances successives des Pardieu.---------------------------Le 22 mars 1672, Jonathas gisant au lit, malade du corps mais sain de jugement et d'esprit, convoque chez lui en Aze, le pasteur de Lorcé, messire Lambotte pour lui dicter ses dernières volontés. Après avoir recommander son âme à Dieu et désigné le lieu de sa sépulture, il institue légataires universels à parts égales son cousin Erard-Denis Foullon, conseiller et chambellan du prince-évêque de Liège (3), et sa nièce, Marie de Quareux, épouse de Claude Dominique, ses plus fidelles et aimés pareras, a charge d'accomplir ses pieuses desseins. Il distribue ensuite à d'autres parents quelques centaines de florins de rente : 200 à sa cousine qui a épousé Antoine Ernest de Fléron, le même montant à sa cousine Marguerite de Quareux, autant à sa cousine Marie de la Vaux-Renard. Il accorde 150 florins de rente à Emmanuel de Rahier et la même somme à un autre de ses cousins, le chirurgien Godefroid Cocquelet de Spa. Il remet à sa servante Poncette toutes les dettes qu'elle avait contractées auprès de lui(4). Pour le reste, Jonathas a consigné ses pieuses desseins dans un document séparé. Jonathas de Pardieu décède dans les heures qui suivent, mais le manuscrit reste introuvable. On imagine les deux héritiers passant la maison au peigne fin. Toute obstination reçoit sa récompense et le 25, le jour de l'Annonciation, les héritiers mettent enfin la main sur le précieux document, glissé entre deux planches d'une garde-robe à l'étage. En fait, pour eux, le testament est aussi contraignant que précieux. Pour le rédiger, de Pardieu n'a pas eu recours à un notaire. Il l'a écrit de sa main, sans toutefois le dater ni le signer. Une fin rapide l'a probablement empêché de compléter le papier. Il a donc fallu, pour authentifier ce document, recourir au témoignage de six personnes dignes de foi : le lieutenant-maïeur Georges de Froidcourt, un échevin,Remacle le Loup, le greffier Laurent Charette et les trois ecclésiastiques résidant au ban de Lorcé, le vice-curé Henri Lambotte, le chapelain Toussaint Donnay et le prêtre particulier de Jonathas, François Pizart. Chacun, ayant apposé sa main a la poitrine en lieu de seriment, atteste devant la cour que l'écriture du document est bien celle de Jonathas de Pardieu dit de Quareux(5). Ce testament, comme tous ceux de l'époque, commence par quelques considérations philosophiques sur la vanité de la vie humaine et l'incertitude de l'heure de la mort. Puis, implorant le secours divin et tous les bienheureux, Jonathas rescommande considement son ame a Dieu, et son corps a la sepulture de l'eglise parochiale de Lorché, en mesme lieu dans quel son feu pere, que Dieu absoulde, a esté inhumé, couvrant son tombeau de la pierre tchaillée et preparée a cet effect, ordonnant a l'heritiere mobiliaire... de luy faire ses exceques funebres sans exces, et formalitez dispendieuses, preferant les oeuvres charitables aux pompes et vantez mondaines. Les exigences testamentaires de ce papier sont de deux ordres : les obligations à remplir une seule fois et celles à renouveler chaque année. Les premières comme les secondes se subdivisent à leur tour en oeuvres pieuses et en actes charitables. Occupons-nous d'abord des exigences à exécuter une seule fois. 1. L'heritiere mobiliaire ferat, tant au jour de ses exceques que pendant la quarantaine funebre, celebre mille messes, sans ulterieur delay pour le repos et solageme(n)t de son ame. 2. Jonathas accorde une somme de 30 florins à chacun des six couvents suivants : les Capucins de Stavelot, les Récollets de Durbuy, les Dominicains de Robermont, les Augustins, les Minimes et les Célestines en Liège. Les préoccupations spirituelles satisfaites, Jonathas se penche sur les moins nantis, exigeant que l'on distribue aux pauvres qui se trouveront a la porte du mortuaire, Jour des exceques, et pendant la quarantaine, soixante coppes (1.228 litres) de bon regon a reduire en pains de quatre lb. iust poid au plustost que faire se pourat, ens la quarantaine susdite. Après ces exigences, découvrons maintenant les contraintes annuelles. Jonathas décide d'abord, et c'est un gros morceau car il faut y consacrer une somme annuelle de 180 florins, la fondation à perpétuité d'une messe quotidienne en l'église paroissiale de Lorcé, à son intention et à l'intention de ses ascendants, en remerciement des biens luy acquis par leurs peine et industrie. Il accorde également chaque année 22 florins à divers prêtres, les Dominicains de Liège, le curé de La Gleize et le pasteur de Lorcé pour les anniversaires de plusieurs parents, son grand-père, sa grand-mère, son père, sa mère, son oncle Art, son frère Gérard et pour lui-même. Il y a aussi le florin annuel concédé a la fabricque de l'eglise cathedrale de sainct Lambert qui clôture les pieux élans du forgeur d'Aze. Les pauvres ne sont pas oubliés. Des pains leur seront distribués pour une valeur annuelle de 120 florins de la manière suivante : à la Toussaint, à la Noël, les jours de la Purification et de l'Immaculée Conception, chaque fois pour 15 florins. Le solde sera réparti entre tous les dimanches de carême à raison de chaque fois 10 florins. Jonathas ne veut pas limiter la distribution aux seuls professionnels de la mendicité, puisqu'en parlant des pains, il ajoute qu'on les pourra donner a gens honestes que peut estre la honte et reproches de leurs condition ne permet mendier. 124 Ces largesses vont nimber Jonathas de Pardieu d'une renommée exceptionnelle, encore vivace aujourd'hui et une dernière disposition testamentaire ne pourra que renforcer la gratitude des Lorcéens à son égard. At aussy jugé pour oeuvre pieuse et méritoire de laisser audit m(essi)re Toussaint qui tiendrat escholle, 30 florins bbt annuellement pour instructions des pauvres enfans de la communalté de Lorché qui, faute d'enseignement et instruction, par leur indigence et misère, sont du tout grossiers et ignorants, ne sachant les principes de lafoy, et de leur croyance necessairs a leur salut (6) Le 23 juin, Erard-Denis Foullon et Claude Dominique se présentent devant la cour. Obéissant aux dernières volontés du défunt, ils désignent officiellement Toussaint Donnay comme célébrant de la messe journalière à réciter pour le repos des âmes du testateur et de ses ascendants. Les deux légataires, par-delà les intentions de Jonathas, accordent une somme annuelle de treize florins et un patar brabant à messire Donnay. Ainsi, il pourra se pourvoir en vin, chandelles, hosties et ornements. Ils lui offrent également un calice, une patène, un corporal, un purificatoire, une palle, deux chasubles, une noire et une de bouras violet avec une croix blanche, une aube, un amict, une ceinture, un missel avec le tourne feuillet et deux possinets destain, le tout valant 94 florins. Et, au diable l'avarice, dans le but de protéger et de ranger ces ornements, ils lui font encore cadeau d'un coffre (7). Abordant ensuite le problème de la marguellerie et de la délicate désignation des bénéficiaires de l'école gratuite, les héritiers décident que ce choix reviendra, à parts égales, au pasteur de Lorcé, à eux-mêmes ou à leur représentant et à la justice locale. Eux seuls pourront juger du degré de pauvreté des candidats. Les enfants nécessiteux seront admis gratuitement à l'école jusqu'à concurrence de trente florins dus au maître pour sa rémunération. Ceux qui obtiendront trois voix seront prioritaires et ceux qui en récolteront deux seront préférés à ceux qui n'en auront glané qu'une(8). Voilà donc Toussaint Donnay chargé de la messe basse journalière à l'intention des de Pardieu. C'est ce qu'on appellera par la suite l'office de Quareux. Pour le reste, rien n'est changé pour lui si ce n'est le nombre d'élèves, car contrairement à ce que certains ont affirmé, il tenait déjà école depuis le lendemain de la Toussaint 1666, mais une école réservée à quelques privilégiés dont les parents pouvaient régler les appointements du maître. Et avant lui, c'était le vicaire actuel, Henri Lambotte qui dispensait son savoir à la jeunesse de Lorcé (9). Quant à l'immixtion des héritiers de Pardieu dans la désignation de marguillier, elle ne semble pas se poursuivre après le décès, survenu dans les premières années du XVIIIe siècle, de Marie de Pardieu, la veuve de Claude Dominique. Comme avant 1672, ce sera la cour qui agréera les candidats et le choix final sera à nouveau l'affaire des seuls manants. Que penser de la qualité de cet enseignement ? Pas grand'chose de positif. Fin 1789, après plus de 120 ans d'existence, 30 hommes sur 80 et 10 femmes sur 13 sont encore incapables de tracer leur nom et parmi les autres, combien savent tout au plus signer(10
grootouders
ouders
broers/zussen
kinderen
Jonathas de PARDIEU de QUAREUX | ||||||||||||||||||
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