Jean-Ferdinand de Marchin, Maréchal de France (1673-1682) L'époque du Comte Jean-Gaspard-Ferdinand de Marchin avait été pleine de splendeur pour Modave, c'est alors qu'y furent exécutés tous les grands travaux de restauration et d'embellissement tant au château qu'à l'église. Le jeune Comte Jean-Ferdinand n'avait pas au pays de Liège les mêmes attaches que son père. Son enfance s'était écoulée en France. En effet, à peine âgé de cinq ans, il avait obtenu, au mois de février 1661, avec sa soeur Agnès, sur la demande de Marie de Balzac, sa mère, et de son grand-père Henri de Balzac, des lettres de naturalité qui furent enregistrées en la Chambre des comptes à Paris, le 21 mars suivant. Aussitôt après la mort de son époux, Marie de Balzac émancipa son fils et renonça à ses droits d'usufruit, par acte du 22 novembre 1673. Déjà à cette époque, le Comte Jean-Ferdinand de Marchin, âgé de dix-sept ans, portait les armes au service de la France. La Comtesse mère quitta elle-même les Pays-Bas et retourna en France, le 13 janvier 1674. Alors commença pour Modave une période d'abandon et de décadence. Le jeune Comte n'habita guère le beau château reconstruit par son père. Marchin ne songea plus à Modave que pour tâcher de vendre cette terre. Il l'aliéna le 12 septembre 1682, en faveur de Maximilien-Henri de Bavière, archevêque et électeur de Cologne, évêque et Prince de Liège. En 1688, le 8 mai, il vendit même la seigneurie de Marchin. Ce fut surtout après cette date que commença pour le Comte de Marchin cette brillante carrière militaire qui lui valut, le 8 octobre 1703, le bâton de Maréchal. Entré au service de la France en 1673, il devint maréchal de camp en 1693, général de la cavalerie de l'armée en 1695, puis lieutenant-général en 1701 et ambassadeur extraordinaire à Madrid. Il accompagna Philippe V dans son voyage à Naples, assista au combat de Luzzara en 1702, combattit en Allemagne en 1703 et obtint enfin le bâton de Maréchal. Envoyé en Bavière pour soutenir les troupes de l'Electeur, allié de la France, il assista à la défaite d'Hochstedt en 1704 et put se retirer en bon ordre. En 1705, de concert avec Villars, il obligea les Impériaux à repasser le Rhin. En 1706, il accompagna le duc d'Orléans en Italie et fut blessé à mort devant Turin le 8 septembre.
Jean Ferdinand de MARCHIN | ||||||||||||||||||
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