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\f0\fs24 \cf0 Gen\'e8ve au XV\'e8me si\'e8cle\
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Au d\'e9but du XV\'e8me si\'e8cle, Gen\'e8ve, sous l'autorit\'e9 temporelle de l'\'e9v\'eaque, poursuit l'organisation et le renforcement de son pouvoir communal. Cette communaut\'e9 de citoyens ne gagnera sa pleine souverainet\'e9 qu'un si\'e8cle plus tard.\
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Son territoire comprend la vieille ville d'aujourd'hui, Plainpalais, les Eaux-Vives, le faubourg de St Gervais sur la rive droite. Il est depuis peu enti\'e8rement entour\'e9 parles Etats de Savoie. Des terres proches, mais non adjacentes font partie du domaine de l'\'e9v\'eaque. Ce sont les mandements de Peney, de Jussy et de Thiez (en Faucigny). Le Chapitre de Saint-Pierre et le prieur\'e9 de Saint-Victor sont de plus d\'e9tentrices de terres diss\'e9min\'e9es dans les campagnes environnantes.\
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En 1404, Gen\'e8ve compte 1298 feux, soit environ 7000 habitants. Ils seront environ 10.000 \'e0 la fin du si\'e8cle. La ville est divis\'e9e en sept paroisses : St-Pierre (ou Sainte-Croix), Notre_Dame-la-Neuve, la Madeleine, Saint-Victor, Saint-L\'e9ger, Saint-Germain et Saint-Gervais.\
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Pour \'eatre Citoyen de Gen\'e8ve, il faut \'eatre admis \'e0 la Bourgeoisie octroy\'e9e par les Syndics et le Conseil ordinaire ( qui sera le Petit-Conseil d\'e8s 1530), g\'e9n\'e9ralement contre paiement. La Bourgeoisie se transmet en ligne directe masculine.\
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Le Conseil g\'e9n\'e9ral comprend tous les citoyens. Il s'assemble dans le clo\'eetre de Saint-Pierre au moins deux fois par ann\'e9e : en f\'e9vrier pour l'\'e9lection des Syndics et en novembre pour la fixation du prix de vente du vin.\
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Les Syndics sont au nombre de quatre, \'e9lus pour un an et non r\'e9\'e9ligible imm\'e9diatement. Les premiers syndics sont apparus en 1291, mais ont rapidement dus se d\'e9mettre des quelques pr\'e9rogatives qu'ils s'\'e9taient arrog\'e9s face \'e0 la menaced'excommunication de l'\'e9v\'eaque. Ils s'imposent comme un pouvoir reconnu d\'e8s 1306 et s'entourent d'embl\'e9e de conseillers. Ils doivent \'eatre bien s\'fbr Citoyen, mais viennent de toutes les classes sociales. D\'e8s 1458, ils se pr\'e9sentent au suffrage du Conseil g\'e9n\'e9ral apr\'e8s avoir \'e9t\'e9 choisi sur une liste \'e9tablie par le Conseil ordinaire et le Conseil des Cinquante\
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Le Conseil ordinaire, \'e0 son origine \'e9lu par le Conseil g\'e9n\'e9ral, est nomm\'e9 par les Syndics et par leurs pr\'e9d\'e9cesseurs imm\'e9diats. Leur nombre, qui conna\'eetra quelques variations, est en principe de 25. On parlera parfois du Conseil desXXV. Il se r\'e9unit une fois par semaine, voire davantage.\
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Un Conseil des Cinquante est cr\'e9\'e9 en 1457 par le Conseil g\'e9n\'e9ral. Il est nomm\'e9 par les syndics. D\'e8s 1484, il est constitu\'e9 de deux d\'e9l\'e9gu\'e9s par dizaine (il y en avait 26 et repr\'e9sentait des quartiers de la ville ou groupe de rues).Ce Conseil, sorte de Conseil g\'e9n\'e9ral r\'e9duit, jouera peu de r\'f4le. Il dispara\'eetra en 1491.\
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Gen\'e8ve et la Savoie\
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Au XIV \'e8me si\'e8cle, les relations de la communaut\'e9 des citoyens avec leur \'e9v\'eaque et avec les seigneurs environnants, soit les comtes de Genevois, les seigneurs de Faucigny et de Gex, les Dauphins et les comtes de Savoie s'\'e9taient d\'e9velopp\'e9es dans un cadre de guerres f\'e9odales complexes et incessantes.\
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Au d\'e9but du XV\'e8me si\'e8cle, les citoyens genevois ont toujours comme prince reconnu l'\'e9v\'eaque, alors que la Maison de Savoie domine \'e0 pr\'e9sent la totalit\'e9 des territoires avoisinant la ville.\
Depuis 1388, l'\'e9v\'eaque est Guillaume de Lornay, nomm\'e9 par le pape Cl\'e9ment VII, illustre membre de la famille des comtes de Genevoix. Le comte de Savoie est Am\'e9d\'e9e VIII.\
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Am\'e9d\'e9e VIII n'a pas abandonn\'e9 l'ambition ancestrale de sa famille d'obtenir la souverainet\'e9 de Gen\'e8ve. Il intrigue tant aupr\'e8s du pape que l'\'e9v\'eaque est amen\'e9 \'e0 soumettre la question aux citoyens qui d\'e9clarent s'opposer de toutes leurs forces aux ambitions du duc et prient l'\'e9v\'eaque de ne jamais ali\'e9ner leur ville sans leur consentement. En 1420, une bulle de l'empereur Sigismond puis une autre du pape Martin V confirment cette situation.\
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Les \'e9v\'eaques se succ\'e8dent \'e0 un rythme rapide : Jean de Bertrandis en 1408, Jean de la Rochetaill\'e9e en 1418, Jean Courtecuisse en 1422, Jean de Brogny en 1423, Fran\'e7ois de Mez en 1426.\
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Au d\'e9but du XIV \'e8me, la maison de Savoie conna\'eet une puissance jusque l\'e0 jamais \'e9gal\'e9e. Am\'e9d\'e9e VIII est fait duc de Savoie en 1416 \'e0 Chamb\'e9ry par l'empereur Sigismond. Ses Etats se sont agrandis du Pays de Vaud et du comt\'e9 de Nice,du Pi\'e9mont et de Turin, du comt\'e9 de Genevoix et d'Annecy et du Montferrat avec Chivasso et Settimo.\
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Sous son r\'e8gne, le contexte politique de Gen\'e8ve va conna\'eetre un changement essentiel d'abord avec l'\'e9lection comme pape d'Am\'e9d\'e9e VIII lui-m\'eame sous le nom de F\'e9lix V, puis au d\'e9c\'e8s de Fran\'e7ois de Mez sa d\'e9cisionde se r\'e9server l'\'e9v\'each\'e9 de Gen\'e8ve. De droit, il en devient le prince.\
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La destin\'e9e d'Am\'e9d\'e9e VIII est singuli\'e8re : devenu comte r\'e9gnant de Savoie en 1391, puis duc en 1416, il est fait pape le 5 novembre 1439 apr\'e8s la d\'e9position d'Eug\'e8ne IV. Son fils Louis 1er devient duc de Savoie. Mal reconnu,il renonce \'e0 la tiare le 7 avril 1449. Son successeur le fait cardinal, l\'e9gat de Savoie et \'e9v\'eaque de Gen\'e8ve. Il meurt en janvier 1451.\
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Comme \'e9v\'eaque de Gen\'e8ve lui succ\'e8de son petit-fils Pierre de Savoie qui a huit ans ! Un administrateur, l'archev\'eaque de Tarse, Thomas de Sur rempli sa fonction et entre en litiges constants avec les autorit\'e9s communales.\
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Louis 1er de Savoie est un prince faible et le gouvernement de ses Etats est fortement domin\'e9 par sa femme Anne de Chypre et ses conseillers \'ab les Cypriens \'bb. Il dispara\'eet en 1465, son fils Am\'e9d\'e9e IX lui succ\'e8de quelques ann\'e9es. Jusqu'en 1504, ce ne seront pas moins de quatre ducs qui se succ\'e9d\'e8rent. La maison de Savoie va consid\'e9rablement s'affaiblir lamin\'e9e entre ses puissants voisins.\
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Apr\'e8s Pierre de Savoie qui meurt jeune, le nouvel \'e9v\'eaque de Gen\'e8ve est son fr\'e8re Jean-Louis d\'e8s 1460.\
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Cette p\'e9riode des relations entre la Maison de Savoie, de fait souveraine de Gen\'e8ve au travers de son \'e9v\'eaque issu dor\'e9navant de sa famille, est \'e9trange. Les Franchises de la ville sont plut\'f4t renforc\'e9es et confirm\'e9es et le duc et laduchesse et leur maison s\'e9journent fr\'e9quemment \'e0 Gen\'e8ve. Suite \'e0 un conflit violent avec leur fils Philippe de Bresse, ils se r\'e9fugient et s'installent en 1462 au couvent des Cordeliers \'e0 Rive. Une des suites de ce conflit familial sera par r\'e9torsion une d\'e9cision de Louis XI d'interdire \'e0 ses sujets de se rendre aux Foires de Gen\'e8ve.\
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Am\'e9d\'e9e IX devient duc de Savoie en 1465, puis en 1472, lui succ\'e9da son fils Philibert sous la r\'e9gence de sa m\'e8re Yolande de France, s\'b6ur de Louis XI. Les Etats de Savoie suscitent les ambitions des princes voisins et entrent dans une p\'e9riode de rapide d\'e9clin. Pris dans le conflit entre Louis XI, qui s'allie aux Suisses et le duc de Bourgogne, associ\'e9 au duc de Milan, la duchesse de Savoie avec ses beaux-fr\'e8res Jean-Louis de Savoie, \'e9v\'eaque de Gen\'e8ve et Jaques de Romont, baron de Vaud, prend parti pour la Bourgogne.\
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G\'e9ographiquement et politiquement, Gen\'e8ve est pleinement concern\'e9e par ces guerres de Bourgogne. Elles furent \'e0 la gloire des Suisses en trois batailles : Grandson, le 2 mars 1476, Morat le 22 juin 1476, enfin Nancy le 5 janvier 1477 o\'f9Charles le T\'e9m\'e9raire trouva la mort \'e0 44 ans. Son r\'eave d'une nouvelle Lotharingie disparaissait, ses Etats r\'e9partis entre la France et l'Empire.\
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Gen\'e8ve et son \'e9v\'eaque Jean-Louis de Savoie craignent de s'attirer la vindicte des Suisses. Les Bernois envahissent le Pays de Vaud en octobre 1475. Les syndics d\'e9cident de leurs envoyer une ambassade. Un trait\'e9 est conclu \'e0 Morges le 29octobre comme quoi Gen\'e8ve s'engage \'e0 payer 28.000 \'e9cus aux Suisses. Le Conseil g\'e9n\'e9ral d\'e9cr\'e8te un imp\'f4t extraordinaire de douze pour cent de la fortune de chaque citoyen. Gen\'e8ve ne r\'e9ussit \'e0 payer que 4.000 \'e9cus en f\'e9vrier 1476.\
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Les syndics de cette p\'e9riode sont , en 1475, Humbert de Bonne, Pierre Gavit, Nicolin de Liga, Jean de la Foge et en 1476, Jean d'Orsi\'e8res, Pierre Magnin, Claude Ravonel, Girard Roget. Et leurs conseillers sont Aymon de Versoney, Raimond Privessin, Girard de Vaud, Jean Carrier, Guillaume de Carro, Pierre Cortagier, Etienne P\'e9colat, Aymon de Lestelley, Jean Clerc, Hugonet Vallet, Guillaume de Carro, Besan\'e7on d'Orsi\'e8res, Jaques Nergue, Pierre Jaquet.\
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La relation avec les Suisses devient orageuse suite aux difficult\'e9s de paiements qu'\'e9prouvent les Genevois. Une exp\'e9dition punitive - l'exp\'e9dition de la \'ab folle vie \'bb - s'organise contre Gen\'e8ve. Une d\'e9l\'e9gation de deux citoyens, de d\'e9l\'e9gu\'e9s de l'\'e9v\'eaque et du Chapitre \'e0 Fribourg obtient un accord le 4 mars 1477 pr\'e9voyant le versement d'une indemnit\'e9 compl\'e9mentaire. Cette dette greva les finances de la ville jusqu'en 1480.\
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Berne et Fribourg, prenant conscience de l'importance strat\'e9gique de Gen\'e8ve \'e0 l'ouest de leurs possessions et de son r\'f4le commercial, sont ouverts \'e0 une alliance. Elle sera sign\'e9e le 14 novembre 1477. C'est le premier acte qui conduiraGen\'e8ve \'e0 rejoindre la Suisse 328 ans plus tard. Aux interdits de Louis XI de participations aux foires de Gen\'e8ve \'e0 ses sujets, se substitue un courant commercial vers Berne et Fribourg.\
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L'accord de 1477 n'est conclu que pour la dur\'e9e de la vie de l'\'e9v\'eaque. Jean-Louis meurt \'e0 Turin en 1482. Une succession difficile s'ouvre o\'f9 se heurtent le candidat du duc de Savoie et celui du Chapitre soutenu par Berne et Fribourg.Lepape en d\'e9signe un troisi\'e8me. Apr\'e8s une longue crise, c'est finalement Fran\'e7ois de Savoie, fr\'e8re du pr\'e9c\'e9dent \'e9v\'eaque, qui est \'e9lu et fait son entr\'e9e solennelle dans la ville le 23 juillet 1484. D\'e8s cette date,le duc s\'e9journe fr\'e9quemment \'e0 Gen\'e8ve avec son \'e9pouse et les citoyens s'efforcent d'avoir son appui pour le r\'e9tablissement des foires.\
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Les syndics \'e9lus en 1484 sont Henri Emeric dit d'Espagne, Pierre Dunant (ou du Nant), Fran\'e7ois de Veyrier et Pierre Floret. Les conseillers de cette \'e9poque sont Fran\'e7ois Gros, Girard Roget, Jean Pollyut, Guillaume de la Crose, Jaques Nergue, Claude Ravonel, Nycod du Nant, Guillaune de Carro, Pierre de Versonex, Pierre L\'e9vrier.\
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Dans les syndics des ann\'e9es 1485 \'e0 1500, on trouve les noms de Jean du Saix, Claude Gavit, Claude Ravonel, Guillaume de Carro, Jean Regis ou Rey, Pierre Braset, Guillaume Favier, Girard de Vaud, Jean des Plans, Jean de Lunes, Amblard d'Orsi\'e8res, Hugenin Conseil, L\'e9onard Aquinea, Hugues du Pont, Antoine Lionardi, Jacques Paquet, Jean Baud, Jean Maillard, Pierre Porral, Guigues Pr\'e9vost, Michel Lingot de Liga, Pierre Gachet, Louis V\'eapres, Aym\'e9 Goule, Jean des Plans, Claudede Ch\'e2teauneuf, Petremand de Mabuisson, Pierre L\'e9vrier, Pierre Charbonnier, Pierre Braset, Percival Peyrolier, Jean Nergue, Andr\'e9 Guat, Antoine lionard, Jean Buet, Henri Dunant, Guillaume Roget.\
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L'\'e9v\'eaque Fran\'e7ois de Savoie d\'e9c\'e8de en 1490. Lui succ\'e8dent bri\'e8vement Antoine Champion, chancelier de Savoie, puis en 1495, Philippe de Savoie \'e2g\'e9 de cinq ans. Le duc de Savoie est Philibert-le-Beau de 1497 \'e0 1504. Son \'e9pouse est Marguerite d'Autriche, s\'b6ur de l'empereur Maximilien. Pendant cette fin de si\'e8cle, la maison de Savoie tend \'e0 perdre de sa superbe et les citoyens genevois profitant de l'absence de leur \'e9v\'eaque renforcent leur autonomie. En revanche, les foires de Gen\'e8ve dont la fr\'e9quentation avait \'e9t\'e9 interdite par Louis XI, qui encourageait celles de Lyon, ne retrouv\'e8rent plus leur lustre.\
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