Vue 51.
Zij is getrouwd met Jacques WATHELET.
Zij zijn getrouwd
Kind(eren):
Ouh la la ! Marie Massotte, Madeleine Corbay, sa belle-fille, règlent leurs compte avec Gille Poncin et son fils Lambert. Marie Massotte en mourra.
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Probablement issue de la lignée de Massotte de Chession.
Dans l'après-midi du dimanche 18 juin 1702, le cabaret de Gilles Boniver, au centre de Lorcé, connaît son habituelle affluence dominicale. Parmi les buveurs et les joueurs de cartes, Gilles Poncin déguste sa bièreprès de la fenêtre. La vue de Marie Massot, la veuve de Wathelet Jacques qui s'affaire sous le chartil de sa maison, de l'autre côté du chemin, lui rappelle les deux escalins qu'il a dernièrement remboursés pour elle au maréchal de Harzé. Il se lève et sort de l'estaminet dans l' intention de réclamer l'argent qu' il avait avancé. Cette intervention, Marie Massot la prend mal. A-t-il besoin de se préoccuper des petites dettes d' une voisine, lui qui en a de grosses ? Elle rentre chez elle, alertant sa belle-fille Madeleine Corbay , également veuve. Les deux femmes s'installent à la fenêtre, l'invective à la bouche. Elles clament àhaute voix que Poncin etoit un calin. Puis, sortant jusque sur leurs fumier, elles reprennent leur concert d'injures, ajoutant quelles aimoient mieux d'aller breber que d'aller voler les biens d'autr uy. Poncin voit rouge. Il empoigne la belle-fille, la plus excitée et il ne faut guère de temps pour voir les deux antagonistes rouler dans la poussière du chartil. Les compliments volent bas, larron pour lui, putaine pour elle. D'abord, c'est elle qui prend le dessus (elle est solide et bien plus jeune la Madeleine) puis c'est lui. Relevés, il la tire par les cheveux, elle l'empoigne par le col. La belle-mère, qui venait d'entrer dans la grange, en ressort armée d'un trident. Elle tend une bèche à sa bru qui en frappe Poncin dans le dos. C'est à ce moment que le fils Poncin, Lambert, qui devisait devant la maison de Lambert Servais, aperçoit son père en fâcheuse posture et vole à son secours. En traversant le jeu de quilles installé à proximiuté du cabaret, il empoigne deux quilles. Comprenant la gravité de la situation, un témoin, Adam Charette, s'interpose et ceinture le fils Poncin, mais le père qui vient de se dégager, accourt. Seul contre deux, Charette doit lâcher prise. Parvenu aux abords de la maison Jacques, Lambert lance vers Marie Massot une première quille qui manque son but. La deuxième atteint la veuve au côté. Elles'en tire sans trop de mal. Vexé de l'insuccès de ses tentatives, Lambert ramasse le fer de la bèche qui avait servi à frapper son père et lelance avec force en direction de la belle-mère. Atteinte à la tête, celle-ci s'écroule, inconsciente. Un grand silence et un profond malaise succèdent brusquement à l'agitation. On porte Marie à l'intérieur, on l'étend sur son lit (1) . Le lendemain, on a encore vu le père et le fils Poncin breuslant au sart dans un bois qui domine leur maison, mais lesurlendemain, Lambert qui avait entretemps reconnu sa culpabilité, s'est enfui de la principauté. Dans les jours qui suivent, devant la gravité de la blessure, la cour qui ignore encore la fuite du fils, ordonne,mais un peu tard, qu'il soit emprisonné tant et sy longtemps que l'on voirat sy laditte marie yrat de vie au trepas ou pas (2) . Marie mourraseulement le dimanche suivant. Dès qu'ils apprennent le décès, les échevins font appel aux chirurgiens Jean Thys (le père de Célestin Thys, dernier Prince-Abbé de la Principauté) de Fairon et Denis Beauvois de Chevron pour examiner le corps de la défunte.
"La plaie qu'elle a recut a la teste sur l'os parietau, du coté gauge, lequel coup luy a coupé l'os entièrement de la longueur de un demi doit, meme luy a casé la durmer et pimer et a entré fort avant dans la substance du cervaut, lequel meme luy avoit poussé des esquilles d'os dans la substance du cervaut, lequel coup luy a occasioné la morte."
Marie MASSOTTE | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
Jacques WATHELET | ||||||||||||||||||||||||||||||||||